Les Ultramarins dans l'Hexagone

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Devant les paysages paradisiaques qu'offrent les territoires d'Outremer, il est difficile à comprendre pourquoi les Ultramarins migrent dans l'Hexagone dont le climat et les codes sociétaux diffèrent de leur mode de vie. La majorité fait ce choix difficile pour les deux mêmes raisons, l'emploi et les études.

Si la migration antillaise s'est stabilisée depuis quelques années, celle des Ultramarins de l'océan Indien perdure et même s'accélère soutenue par le CNARM (Comité National d'Accueil et d'actions pour les Réunionnais en Mobilité) qui propose, en partenariat avec la Région Réunion, formations rémunérées et emplois dans l'Hexagone à plus de 2500 Réunionnais chaque année. En 2012, l'Ined estimait que dans les DOM, les candidats à envisager un départ pour un emploi proposé ailleurs étaient 67 % en Martinique, 58 % en Guadeloupe, 56 % en Guyane, 41 % à la Réunion. En cause, une offre universitaire insuffisante, et un chômage massif dont les jeunes étaient les premières victimes.
En effet, d'après ses dernières données, l'Insee dénombre 24% de chômeurs à La Réunion, 23% en Guadeloupe, 19% en Guyane avec une pointe à plus de 35% sur la seule ville de Saint-Laurent du Maroni, 18% en Martinique, 12% en Nouvelle-Calédonie, 21% en Polynésie française, 10% à Saint-Pierre et Miquelon, et... 35% à Mayotte. Les économistes expliquent ce chômage élevé par une impossibilité du marché local de l'emploi à absorber la croissance démographique soutenue dans les territoires.
Aujourd'hui, environ un natif des DOM sur cinq vit dans l'Hexagone. L'Ined estimait en 2012, que dans la tranche d'âge de 18 et 34 ans, ils étaient 36 % de Guadeloupéens, 33 % de Martiniquais, 30 %de Guyanais et 19 % de Réunionnais. Si beaucoup d'Ultramarins ayant atteint l'âge de la retraite regagnent les DOM, ceux qui ont migré vers l'Hexagone dans les années 80-90 y restent d'une part pour que leurs enfants aient la possibilité de faire des études supérieures et d'autre part pour terminer leur carrière. Parmi ceux qui rentrent, les Réunionnais sont les plus nombreux.
En 2009, le nombre d'ultramarins résidant dans l'Hexagone s'estimait entre 900 000 et 1 100 000. Depuis, les données n'ont pas évolué semble-t-il, mais on estime à environ 800 000, les Ultramarins vivant en Île-de-France, avec d'importantes communautés dans les grandes villes universitaires comme Bordeaux, Montpellier, Marseille ou Toulouse.

Une fuite des cerveaux

En effet, d'après ses dernières données, l'Insee dénombre 24% de chômeurs à La Réunion, 23% en Guadeloupe, 19% en Guyane avec une pointe à plus de 35% sur la seule ville de Saint-Laurent du Maroni, 18% en Martinique, 12% en Nouvelle-Calédonie, 21% en Polynésie française, 10% à Saint-Pierre et Miquelon, et... 35% à Mayotte. Les économistes expliquent ce chômage élevé par une impossibilité du marché local de l'emploi à absorber la croissance démographique soutenue dans les territoires.
Cette migration s'apparente à une véritable fuite des cerveaux, à l'avantage de l'Hexagone. Ce sont surtout les jeunes les mieux armés pour intégrer le marché du travail qui quittent leur terre natale, souvent diplômés après un premier cycle universitaire, la poursuite des études étant impossible localement. Au final, ils s'installent durablement dans l'Hexagone. En 2007, l'Hexagone comptait 38 % de natifs des DOM diplômés du supérieur, contre 15 % des peu ou pas diplômés.
Aujourd'hui, la Polynésie française et La Réunion ont rejoint l'écosystème national des startups et ambitionnent de devenir des hubs d'innovation technologique en Océanie et dans l'océan Indien. Ambition partagée par Annick Girardin, ministre des Outre-mer qui prédit que « Demain, ces territoires feront partie des champions de la tech mondiale. » La croissance numérique en Outremer est prometteuse d'emplois ce qui pourrait freiner la migration. Mais l'offre universitaire liée à ce secteur est-elle à la hauteur de ces nouveaux enjeux ?