Deux films guadeloupéens en lice pour le César du court métrage 2022

29/10/2021

Le cinéma guadeloupéen est en pleine forme ! Après avoir été primé dans des festivals à l'étranger, projeté dans les cinémas de Guadeloupe, dans l'Hexagone, et à la télévision, Timoun aw et Soldat noir sont en lice pour le César du meilleur film de court métrage de fiction.

Figurer parmi les 24 courts métrages de fiction retenus dans la sélection officielle qui concourent pour décrocher le graal du cinéma français démontre de la qualité des deux fictions guadeloupéennes. Les deux films doivent encore passer deux épreuves. Un premier vote qui désigne les cinq finalistes nominés, et un second qui désigne le lauréat qui montera sur scène recevoir sa statuette. Les nominés et le lauréat seront annoncés lors de la 48e cérémonie des Césars qui se déroulera le vendredi 25 février prochain avec pour maître de cérémonie Antoine de Caunes.

Dans notre article publié à l'automne dernier, nous mentionnions que Timoun aw, la fiction de Nelson Foix, était promise à une belle carrière. La voici en lice pour les Césars du court métrage 2022. Timoun Aw est une production 100% guadeloupéenne. Son producteur, ZAYANFIM, une société de production de films et de programmes pour la télévision et le cinéma basée à Sainte-Anne, en Guadeloupe, 

Soldat noir, l’œuvre du réalisateur guadeloupéen Jimmy Laporal-Trésor, qui en est à son sixième films, est co-produit par Spade productions et Agat films - Ex nihilo et distribué par The Jokers Films.

Dans Timoun aw, Nelson Foix raconte l'histoire de Chris, un dealer de crack de Pointe-à-Pitre soucieux d'échapper à ses poursuivants, et qui découvre sur son palier un bébé qui semble lui être destiné. Doutant d'en être le père, il part à la recherche de la mère de l'enfant.

"Je suis bien sûr très heureux que Timoun aw soit dans la sélection officielle. D'autant qu'il s'agit d'une première production. C'est une fierté pour moi parce que c'est déjà une reconnaissance de mon travail." Nelson Foix

Jimmy Laporal-trésor, lui, situe Soldat Noir dans la France de 1986. Il suit les pas de Hughes, un jeune Antillais, choqué à la vue de la nouvelle publicité de Freetime. La France, le pays où il est né, auquel il doit la vie et son identité, le considère comme un cannibale. C'est le début d'une prise de conscience radicale nourrie par la colère et la frustration.

L'éligibilité pour concourir au César du court métrage est conditionnée par une durée totale du film inférieure à 60 minutes, une part de production française minimale de 30 %, et un visa d'exploitation délivré par la Commission de classification des œuvres cinématographiques du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) entre le 1er juillet et le 30 juin de l'année précédant la Cérémonie des César.

Selon l'Académie des César, la gloire vient à un film de cinéma par le plaisir du public à travers les entrées en salles, les achats vidéo et les audiences télévisées, mais aussi par les faveurs de la critique des médias et des festivals, et par la reconnaissance des professionnels de l'industrie cinématographique, notamment les Académies nationales de cinéma, et c'est l'Académie des César qui organise la troisième voie : la reconnaissance des pairs. Après avoir été présentés au public et obtenu des prix dans différents festivals, notamment à l'étranger, Timoun Aw et Le soldat noir espèrent maintenant conquérir la reconnaissance de leurs paris de l'industrie du cinéma français.