Emmanuel Kasarhérou brigue la présidence du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac

07/02/2020

Emmanuel Kasarhérou, ancien directeur de l'Agence du Développement de la Culture Kanak et du Centre culturel Jean-Marie Tjibaou en Nouvelle-Calédonie est actuellement adjoint au directeur du patrimoine et des collections du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac. Le Calédonien brigue la présidence du musée.

Emmanuel Kasarhérou. © Musée du Quay Branly - Jacques Chirac
Emmanuel Kasarhérou. © Musée du Quay Branly - Jacques Chirac

Joint par Les Ultramarins, Emmanuel Kasarhérou, ancien directeur de l'Agence du Développement de la Culture Kanak et du Centre culturel Jean-Marie Tjibaou en Nouvelle-Calédonie et actuel adjoint au directeur du patrimoine et des collections du Musée du Quai Branly a confirmé qu'il a présenté sa candidature à la présidence de l'établissement.

A l'occasion de la cérémonie d'ouverture du Festival international du Film documentaire océanien (FIFO) qui s'est tenue mardi soir en présence de la ministre des Outremer, Annick Girardin, du Haut-Commissaire de la République en Polynésie française, des membres du Gouvernement polynésiens, du maire de Papeete et des membres du jury du festival, Édouard Fritch, le président de la Polynésie française a rendu l'information publique dans son discours : "Je sais que certains n'ont pu se dégager de leurs obligations pour se joindre à nous mais nous souhaitent, vous souhaitent, un excellent Fifo. Parmi eux, j'ai une pensée pour Emmanuel Kasarhérou. Initialement membre du jury, il nous prie de bien vouloir l'en excuser. Il a des entretiens à Paris pour le poste de direction du Musée du Quai Branly. Suite au départ de notre grand ami Stéphane Martin de la direction du Musée du quai Branly - Jacques Chirac, les plus hautes autorités nationales se réunissent pour déterminer son successeur."

Édouard Fritch a assuré Emmanuel Kasarhérou de son soutien en ces termes "Je tiens à adresser à Emmanuel mon plus vif soutien et mes plus sincères encouragements. Aussi, encourageons-le car voir demain un cousin calédonien diriger cette institution muséale de premier ordre constituerait un geste fort à l'égard des cultures et des civilisations dont certaines pièces sont conservées au sein des collections." Le président de la Polynésie a terminé avec un "Alors, Faˈaitoito [on t'encourage, ndlr] Emmanuel !"

Dans son interview donnée au journal Le Monde, le 2 janvier dernier, Stéphane Martin dressait un inventaire de ses années à la présidence de l'établissement dédié aux arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. "Je souhaite que le musée se colorise. Nous sommes trop blancs. Il est très compliqué de faire venir des conservateurs des pays d'origine. C'est l'étape d'après pour nous." avait-il déclaré. Stéphane Martin a quitté ses fonctions le 4 janvier dernier après vingt et un ans à la tête de l'institution créée en 1998 à l'initiative de Jacques Chirac. "Il n'y a pas un seul Ultramarin qui soit à la tête d'un grand musée national, à part Jacques Martial  qui a dirigé la Villette mais qui a rejoint le Mémorial Acte. Je suis confiant." nous a confié le conservateur calédonien. Souhaitons qu'il puisse initier la nouvelle étape souhaitée par Stéphane Martin.

Le mur végétal © Musée du Quai Branly - Jacques Chirac / Cyril Zannettacci
Le mur végétal © Musée du Quai Branly - Jacques Chirac / Cyril Zannettacci