"Quand même çà" : éclats de rires et immersion dans le passé réunionnais avec Éric Lauret

16/10/2021

Avec "Quand même çà...", un conte faustien sur fond de scènes de vie réunionnaise des années 1970, le facétieux conteur réunionnais Éric Lauret emmène un public francilien captivé dans le passé de l'île de La Réunion avec beaucoup d'humour.

À l'occasion de la 5e édition du festival "Le mois kréyol " qu'il parraine, et dans le cadre du festival "Les rumeurs urbaines", le conteur réunionnais Éric Lauret a fait la paire avec Arno Bazin, un musicien passionné de musiques traditionnelles de La Réunion que sont le séga et le maloya pour incarner les "Rumeurs réunionnaises".

Avec beaucoup d'humour et de malice, sur scène Éric Lauret met naturellement ses talents de conteur et de chanteur au profit de son infaillible don pour susciter les émotions de son public. Bretelles rouges sur tenue noire et chaussures rouges, Éric Lauret raconte. "Raconter c'est surprendre, faire rire, émouvoir, partager." dit-il. En effet, le public passe du rire à la tristesse sous l'effet des moqueries, des calembours et des situations tristes de l'histoire qu'il leur raconte.

"Quand même çà " raconte l'histoire d'un chanteur de bal des années 1970 qui rencontre l'amour. En toile de fond, les années 1970 quand les facétieux chantres du séga chantaient des textes engagés, critiques, taquins ou humoristiques.

C'est dans ce décor familier à ses parents qu'Éric Lauret raconte l'histoire de leur rencontre et comment il est né "d'un mouchoir et d'une gousse d'ail ". C'est l'histoire du timide Harry, son père, qui manque de courage pour faire sa déclaration à Didith, sa mère.

Arno Bazin, incarne le lien musical entre le présent et le passé avec ses anciens ségas, assis en retrait avec sa guitare. Quand ils ne rient pas aux larmes, les spectateurs entament les anciens refrains réunionnais entraînés par Arno Bazin qui ponctuent le spectacle. Accompagné par Éric Lauret et son "guitalélé", "rejeton né du métissage du ukulélé et de la guitare" dit-il, ils font chanter au public un titre phare du groupe Jokarys, célèbre chantres du séga des années 1970 :

Quand même çà, quand même çà
Moin même jeune gens crâneur
Quand même çà, quand même çà
Moin même jeune gens malheur"

Les deux artistes, qui mènent pourtant leur carrière séparément à La Réunion, font un duo irrésistible sur la scène des théâtres franciliens séduisant le public du Tamanoir et du Théâtre de Colombes dans une immersion exquise dans La Réunion des années 1970 entre conte et musique !

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