Découvrir la France d'Outremer

| La France est la deuxième puissance maritime mondiale grâce à ses régions ultramarines | L'Outremer c'est 12 territoires dont 212 communes réparties sur 552 528 kilomètres carrés de terres pour 2,5 millions d'habitants |

Découvrir les Outremers


Au-delà de leurs spectaculaires paysages qui en font des destinations paradisiaques, Les Ultramarins vous proposent de découvrir l'immensité des richesses culturelles de l'Outremer et vous délivre une image aussi complète que possible de leur histoire, leur patrimoine, leur société, et leur économie.

La France, deuxième puissance maritime mondiale

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Grâce à ses territoires ultramarins égrenés sur quatre océans, la France est la deuxième puissance maritime au monde avec 11 millions de kilomètres carrés de zone économique exclusive (ZEE), derrière les États-Unis (11,4 millions de kilomètres carrés) et devant l'Australie (8,2 millions de kilomètres carrés).

Si la France ne représente qu'environ 0,43 % des terres émergées sur quatre continents, avec ses 97% de surface maritime d'Outremer, dont un quart dans le Sud de l'océan Indien (2,6 millions de kilomètres carrés), sa ZEE couvre environ 8 % de la surface maritime totale de la planète.

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Sur les 25,6 millions de kilomètres carrés de surface maritime combinée de l'Union européenne, la surface maritime de la France hexagonale à elle seule représente 335 000 kilomètres carrés.

Mais elle couvre près d'1 million de kilomètres carrés avec seulement ses 6 régions ultra périphériques européennes que sont la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, La Réunion et Saint-Martin.

La ZEE de la Polynésie française, de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis et Futuna n'est pas incluse.

La France d'Outremer c'est 12 territoires dont 212 communes réparties sur 552 528 kilomètres carrés de terres pour plus de 2,7 millions d'habitants (2016) dont 1,2 million de jeunes. Ils sont connus sous l'appellation de DROM-COM (départements et régions d'Outremer et collectivités d'Outremer) ou de DOM-TOM (départements d'Outremer et territoires d'Outremer).

Les Français d'Outremer vivent sur 17,9 % du territoire terrestre et représente 4 % de la population française.

Situés dans l'Atlantique, dans le Pacifique, dans l'océan Indien, ces territoires sont régis par des régimes administratifs et juridiques différents.

Le réveil identitaire

Au fil de la colonisation et des peuplements volontaires et sous la contrainte, les terres françaises d'Outremer se sont enrichies des cultures apportées par les différentes vagues de populations, au côté des cultures autochtones pour les communautés coutumières. Les colons blancs ont apporté la culture française. Celle-ci reste la culture utilisée pour le cadre structurant de ces communautés. Mais le quotidien de ces populations est fait de traditions provenant de leur culture d'origine.

Au fil du temps, ces cultures se sont mélangées et enrichies de l'histoire vécue dans ces contrées d'accueil. Transmise de génération en génération, la culture ultramarine inclut de nombreuses cultures dans le respect de leurs différences. Le réveil identitaire passe aujourd'hui à travers le spectacle vivant, la musique, le chant, la danse, la gastronomie, l'artisanat, la littérature. Nombre d'associations culturelles font aujourd'hui vivre cette culture plurielle.

Une production culturelle confidentielle

Un avant-goût de la production culturelle ultramarine malheureusement trop méconnue... que l'on peut apprécier dans la rubrique Culture.

Cinéma : Le gang des Antillais

Musique : Luc Donat, le roi du séga réunionnais

Artisanat et agrotourisme : tressage de feuilles de cocotier

Littérature : Un soleil en exil, Jean-François Samlong

La constitution de l'archipel France


L'archipel France. C'est ainsi qu'Emmanuel Macron, le président de la République française nomme la France lorsqu'il inclue les territoires ultramarins disséminés sur tous les océans qu'elle a conservé de son passé d'ancien empire colonial. Pour bien saisir la réalité des bouts de France de cet archipel, faisons un rapide retour sur leur histoire.

Les débuts de la conquête...

La conquête coloniale de la France commence avec Jacques Cartier et la création de la Nouvelle-France en Amérique du Nord en 1534, sous François 1er. L'empire britannique est dans la course et déploie des moyens considérables.

Lors de cet épisode d'affrontement contre la couronne britannique, malgré ses alliances avec les autochtones, notamment la tribu des Hurons, la France perd le Canada. Mais elle garde Saint-Pierre-et-Miquelon, un archipel de 200 kilomètres carrés.


La course aux nouvelles terres...

A partir de 1626, les velléités expansionnistes françaises s'organisent avec le cardinal Richelieu. Le Premier ministre de Louis XIII s'inspire de l'expérience de la Compagnie du Sénégal et de Gambie créée par des marins français pour concurrencer leurs rivaux dans le commerce triangulaire. Il veut doter la France de sa propre production de sucre. En effet, les caisses de l'État se vident par l'achat à prix d'or de cette denrée aux marchands Arabes. Il crée en 1635 la Compagnie des Isles de l'Amérique. Ainsi, le 28 juin 1635, la Compagnie des Isles de l'Amérique prend possession de la Guadeloupe, et le 15 septembre 1635, de la Martinique dont les habitants Indiens Caraïbes sont vite exterminés, et y installe des colons. Saint-Domingue (Haïti) est colonisée en 1642,

Les voiliers partent notamment de Bordeaux et de Nantes.
Les voiliers partent notamment de Bordeaux et de Nantes.

Structurées autour de grandes plantations sucrières, les trois îles prospèrent grâce à une main d'œuvre peu chère de blancs pauvres, rapidement remplacée par des Noirs, ramenés d'Afrique, réduits en esclavage. L'esclavage arrive aux Antilles dès le 17e siècle. Aujourd'hui, les descendants des colons propriétaires de plantations et d"esclaves, de riches békés (blancs créoles), dominent l'économie locale.

Vers 1637, les Français débarquent en Guyane, mais sont rebutés par une terre inhospitalière infestée d'indiens hostiles et d'animaux dangereux.

Les esclaves sont enchaînés dans la cale des navires.
Les esclaves sont enchaînés dans la cale des navires.

La rentabilisation des colonies

Dans l'océan Indien, en 1638 la France prend possession d'une île volcanique de 2500 kilomètres carrés dans l'archipel des Mascareignes. Par chance, cette île généreuse est inhabitée. Une autre expédition tente de coloniser Madagascar, mais l'hostilité des autochtones force les Français à se réfugier sur l'île inhabitée des Mascareignes. Celle-ci permet à la France de garder un pied dans l'océan Indien après l'échec de Madagascar. Possession du roi, cette île prend le nom de la dynastie royale des Bourbon en 1649. A la Révolution, l'île Bourbon devient La Réunion. Avec leurs serviteurs malgaches, les premiers colons s'y installent en 1663. Au début du 18e siècle, la Compagnie des Indes orientales s'emploie à rentabiliser l'île par la culture du café à grande échelle, amenant l'esclavage dans l'île.

Les Français s'approprient l'île Maurice (Mauritius en hollandais), abandonnée par les Hollandais, qu'ils baptisent île de France. Les trois îles des Mascareignes sont alors françaises, gouvernées depuis l'île Maurice. Pour rentabiliser l'esclavage, Louis XIV édicte en 1685 le Code noir préparé par Colbert, son ministre de l'économie. Ce code régit les rapports entre maîtres et esclaves, écrasant ces derniers sous des règles de soumission encore plus dures. En 1742, l'archipel plus au Nord, aujourd'hui dénommé Seychelles, devient français. Aux Mascareignes, la culture des épices vient compléter le café et rentabiliser les îles avant l'arrivée de la canne à sucre. De ses guerres contre l'empire britannique, la France parvient à conserver Saint-Pierre et Miquelon, et ses généreuses îles à sucre, précieux or blanc.

Branche de graines de café mûres
Branche de graines de café mûres
Les îles sont structurées pour produire du sucre.
Les îles sont structurées pour produire du sucre.

A la Révolution et sous l'Empire

A la Révolution, la Convention proclame la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, puis vote le décret de Pluviôse qui abolit l'esclavage le 4 février 1794. Mais les colons refusent d'appliquer ce décret. En Guadeloupe et à Saint-Domingue (Haïti), esclaves et affranchis s'insurgent. Aubaine pour les Britanniques qui débarquent en Guadeloupe. En Martinique, les colons leur livrent l'île. Missionné par la Convention pour ramener l'ordre, l'ancien corsaire Victor Hugues chasse les Britanniques de Guadeloupe et fait appliquer le décret. Nombre de planteurs réfractaires sont guillotinés,. D'autres émigrent. Les affranchis sont soumis au travail salarié sur les plantations. En 1797, ils se révoltent contre leurs maîtres républicains, métis pour certains.

Dans les Mascareignes, les planteurs ignorent le décret. La Martinique est britannique. La Guadeloupe est la seule colonie qui va pâtir de la Terreur révolutionnaire, période de destruction pour son économie, ses infrastructures.et sa population. Et en 1802, Bonaparte rétablit l'esclavage. Et Saint-Domingue arrache chèrement son indépendance et devient en 1804 la première république noire.

Quand les colons émigrés reviennent disputer leurs propriétés aux Républicains, Bonaparte y voyant une rébellion envoie une flotte écraser l'insurrection. Les "insurgés" sont implacablement massacrés.

L'esclavage rétabli, les métis perdent leur citoyenneté et les travailleurs des plantations leur droit à un salaire. Alors que la Martinique est préservée, la Révolution décime les colons de Guadeloupe, laissant une population noire et métisse brisée. L'île garde aujourd'hui de profondes séquelles de cette  longue période de guerre civile qui entraîne un important retard économique et social.  Et son économie passe progressivement aux mains des colons martiniquais.


La route du Pacifique et l'abolition de l'esclavage

À la chute de l'Empire, en 1815, la France perd les Seychelles, et l'île de France qui devient anglaise sous le nom d'île Maurice. Mais, au milieu du 19e siècle, elle renforce son empire colonial en acquérant de nouvelles terres. Par le traité du 25 avril 1841, contre une rente viagère, la France achète Mayotte à son sultan, Andriantsoly, menacé par ses dirigeants voisins de Madagascar et de l'archipel des Comores.

L'esclavage est aboli le 27 avril 1848 et les planteurs sont indemnisés par l’État selon les dispositions du décret Schœlcher. Pour résoudre leur problème de main d'œuvre, les planteurs contournent l'interdiction de l'esclavage et font venir de Chine et d'Inde des "travailleurs contractuels" qui travaillent gratuitement pour rembourser leur traversée.

En 1842, dans le Pacifique, Abel Aubert du Petit-Thouars, commandant de la flotte française en Océanie, met Tahiti et les îles Marquises sous protectorat français.

Le 29 juin 1880, elles deviennent la colonie de la Polynésie française.

Cette nouvelle forme d'esclavage est à l'origine du métissage intense de la population réunionnaise. Déjouant les craintes des planteurs, l'abolition entraîne un regain d'activité économique dans les colonies sucrières.

Abel Aubert du Petit-Thouars
Abel Aubert du Petit-Thouars
L’abolition de l’esclavage, par François-Auguste Biard (1849) – Versailles
L’abolition de l’esclavage, par François-Auguste Biard (1849) – Versailles

L'intégration à la République française

Le 24 septembre 1853, la France prend possession de la Nouvelle-Calédonie et entame sa colonisation avec l'arrivée d'Alsaciens et Lorrains qui fuient la tutelle allemande et de proscrits de la Commune, au nombre desquels figure Louise Michel. Au début du 21e siècle, les premiers habitants de l'archipel, les Kanaks, des Mélanésiens à la peau noire, sont environ deux-tiers de la population. Le reste de la population vient d'Europe, de Polynésie et de Chine.

La France étend son empire en Afrique et en Indochine, mais reste attachée à ses vieilles colonies. La Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et la Réunion, peuplées en grande partie par la contrainte, sont désormais indissociables de la Nation.

Pendant la Première guerre mondiale la France coloniale paye un lourd tribut, notamment au Chemin des Dames. Pendant la Seconde guerre mondiale, les administrateurs des colonies sont remplacés par des fidèles du maréchal Pétain qui mettent toutes les contrées sous les lois collaborationnistes. Les coloniaux rejoignent en masse les rangs de la France Libre pour combattre le nazisme au côté des Alliés.

Après la Libération, sous l'impulsion d'Aimé Césaire, le Gouvernement provisoire promulgue la loi du 19 mars 1946 qui octroie le statut de département d'Outre-mer (DOM) aux colonies des Caraïbes et à La Réunion. Le 24 septembre 1946, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie, qui gardent leur fonctionnement coutumier grâce à la loi Defferre, deviennent des territoires d'outre-mer (TOM), avec accession à une autonomie progressive, et à terme l'indépendance. A l'exception de Mayotte qui passe du statut de TOM à celui de département d'Outre-mer sur la volonté de sa population, alors que l'archipel des Comores devient indépendant. Mayotte est aujourd'hui une région ultrapériphérique de l'Europe .

Où sont situés les territoires ultramarins ? 

Afin que La Réunion ne se retrouve plus aux Antilles et que la Guyane ne devienne plus une île, cette carte positionne géographiquement chaque territoire.