Bienvenue à Marie-Galante

Bienvenue à Marie-Galante

Agenda de la Guadeloupe
Agenda de Marie-Galante
Les Îles et les villes
Géographie
Climat
Histoire
Administration
Population
Économie
Tourisme

Située au cœur des Petites Antilles, Marie-Galante est à environ 6 200 kilomètres de l'Hexagone, à environ 2 200 kilomètres au Sud-Est de la Floride, et à environ 600 km des côtes de l'Amérique du Sud. Distante de 30 kilomètres au Sud-Est des côtes de la Guadeloupe continental, l'île souvent surnommée « la grande galette » à cause de sa forme arrondie, dépend administrativement de la Guadeloupe. Sa superficie de 158 kilomètres carrés en fait la troisième plus grande île des Antilles françaises, après la Guadeloupe continentale et la Martinique. Marie-Galante est aussi la première communauté de communes de l'histoire de l'Outremer. L'île vit de l'agriculture, de la pêche et du tourisme. La culture de la canne à sucre vaut à Marie-Galante un autre surnom : l'île aux cent moulins.

Marie-Galante a été chantée par Laurent Voulzy dans la chanson Belle-Île-en-Mer, Marie-Galante, chanson qui a inspiré le jumelage de l'île avec l'île bretonne de Belle-Île-en-Mer.

Les îles et les villes

Marie-Galante compte trois communes : Grand-Bourg, Capesterre et Saint-Louis.
Les trois communes forment la toute première communauté de communes créée en Outremer. Leur action coordonnée autour d'une charte Pays valorise la production agricole de l'île.

Géographie

Marie-Galante tire son surnom la « Grande Galette » de sa forme arrondie de 15 kilomètres de diamètre. C'est une île corallienne vallonnée, arrosée par les Alizés mais soumise aux cyclones et aux tremblements de terre.

La côte Nord, face à Grande-Terre, est formée d'une haute falaise dont le sommet, le Morne Constant culmine à 204 mètres d'altitude à l'Est sur la commune de Capesterre. Une faille appelée « la Barre » sépare le Nord du reste de l'île. À l'Ouest, face à Basse-Terre, plages et mangroves frangent l'île bordée par la mer des Caraïbes. Prenant leur source au centre de l'île, les rivières de Saint-Louis et du Vieux-Fort se jettent dans la mer des Caraïbes après avoir irrigué tout le plateau. À l'Est et au Sud, le plateau fait place à des « mornes » d'où des pentes escarpées mènent vers une plaine littorale protégée de l'océan Atlantique par une barrière corallienne appelée « les cayes ».

Marie-Galante possède de petites terres émergées, notamment l'îlet inhabité de Vieux Fort, administrativement rattaché à Saint-Louis.

Climat

Comme sur les îles voisines, le climat tropical de Marie-Galante est tempéré par les influences maritimes et les vents Alizés. Deux saisons se distinguent à Marie-Galante : le « carême », saison sèche qui va de janvier à juin et l'« hivernage », saison humide qui va de juillet à décembre.
Avec une eau de mer autour de 28°C et une température moyenne de 27 °C, les températures diffèrent peu entre les mois les plus chauds (de 25°C à 32°C) et les mois les plus froids (de 23°C à 29°C).

Histoire

Les traces de culture sur brûlis découvertes récemment à Marie-Galante indiquent que l'île était vraisemblablement occupée par des Amérindiens précéramiques à partir de 3000 av. J.-C. Au 3e siècle, les indiens Arawaks vivaient dans l'île, qu'ils nommaient Touloukaéra. Les indiens Caraïbes l'occupèrent au 9e siècle et la nommaient Aïchi, signifiant « terre à coton ». Des traces de leur présence ont été retrouvées dans des grottes, notamment à la grotte de Morne-Rita. Dans les vestiges des villages amérindiens, des céramiques, des pétroglyphes et des objets religieux ont été mis au jour.

C'est le 3 novembre 1493, lors de son second voyage vers le Nouveau Monde que Christophe Colomb découvre l'île alors occupée par les Indiens Caraïbes. Et, selon son journal de bord, il la baptise Maria Galanda, du nom de sa caravelle amirale, également nommée Santa Maria. Depuis Marie-Galante est restée une île discrète qui s'est préservée d'un tourisme de masse, et de constructions d'hôtels intensives.

En 1648, le gouverneur Charles Houël installe une cinquantaine de colons français près de Vieux-Fort. En 1653, Grand-Bourg accueille un nouveau fort. Les conditions de vie sont difficiles et la colonie fait face aux attaques des Caraïbes jusqu'au traité de paix de 1660 signé à Basse-Terre entre autochtones et colons.

Pendant la seconde moitié du 17e siècle, les esclaves sont amenés d'Afrique pour cultiver les plantations de Marie-Galante. Et en 1671, les noirs représentent 57 % de la population. Des Hollandais juifs exilés du Brésil, amènent leurs techniques de culture de la canne à sucre. Mais la concurrence est rude entre les empires coloniaux et les navires négriers. Et Marie-Galante, pillée à plusieurs reprises par la flotte hollandaise qui enlève sa population d'esclaves, est repeuplée. Entre 1692 et 1816, Anglais et Français se disputent l'île. En 1790, la population compte 11 500 Marie-Galantais, dont 9 400 esclaves. Marie-Galante entre dans une dure période. L'île est indépendante de 1792 à 1794. L'esclavage est aboli en 1794 par la Convention. Alors que le reste de l'archipel était encore royaliste, elle était républicaine. Bonaparte rétablit l'esclavage en 1802. En 1808, les Anglais envahissent les Antilles, et prennent Marie-Galante et la Désirade, puis l'archipel des Saintes, en 1809. En 1838, Grand-Bourg est dévasté par un incendie, en 1843, l'île fut subit un tremblement de terre. En 1848, l'esclavage est aboli, mais la domination violente des colons persiste. C'est seulement en 1920 que des descendants d'esclaves deviennent propriétaires d'une sucrerie à Marie-Galante. En 1865, un cyclone, puis le choléra, frappent l'île. En 1902, un second incendie dévaste Grand-Bourg. Des cyclones touchent l'île en 1928 et 1995.

En 1994, la charte du « pays Marie-Galante » est signée entre les trois communes de Marie-Galante qui s'engagent à valoriser la production locale et à protéger son patrimoine écologique de l'île. Un site protégé est créé au Nord-Est de l'île en partenariat avec l'association Amicale Ecolambda. Marie-Galante joue la carte de l'environnement.
Le 24 janvier 2010, un séisme d'une magnitude de 5,1 sur l'échelle de Richter frappe la Martinique. Son hypocentre est situé à environ 60 kilomètres de Marie-Galante, à une profondeur de 67 kilomètres. Selon les sismologues ce séisme serait sans rapport avec celui qui a frappé Haïti.

Administration

Depuis la colonisation, Marie-Galante est administrativement rattachée à l'arrondissement de Pointe-à-Pitre, à l'exception de la période révolutionnaire de 1793-1794. L'île a pour chef-lieu Grand-Bourg. Ses 3 communes forment une communauté de communes avec une action coordonnée.

Population

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, en 1946, Marie-Galante recensait 30 000 Marie-Galantais et Marie-Galantaises. Fortement dépeuplée par l'exode massif de la jeunesse, l'île ne comptait plus que 11 066 habitants en 2014, et 10 867 habitants en 2016. La population de l'île est majoritairement noire et métisse, avec une faible présence de Blancs, d'Indiens, et d'habitants originaires du Moyen-Orient.

Économie

Au 17e siècle, la colonisation instaure la culture du tabac, de l'indigo, du café et du coton sur l'île. Mais très vite, les planteurs leur préfèrent la rentable canne à sucre. En 1818, l'île compte plus d'une centaine de moulins destinés à broyer la canne pour en tirer le sucre et le rhum. D'abord des moulins actionnés par des bœufs, puis, à partir de 1780, des moulins à vent, et à partir de 1883, des moulins à vapeur.

Au 19e siècle, les petites sucreries sont restructurées en usines sucrières. Au 20e siècle, les grandes plantations font place à de petites exploitations agricoles regroupées en coopératives comptant jusqu'à 1 300 petits producteurs en 2019. Mais, la concurrence internationale est rude. Au début de 21e siècle subsistent à Marie-Galante une sucrerie, l'usine de Grande Anse, et les trois distilleries de Bellevue, Bielle, et Poisson. Le rhum agricole de Marie-Galante fait l'objet d'une appellation d'origine simple. Commercialisé à 59° à Marie-Galante, il se décline en 50° et 40° pour l'exportation. L'île se tourne vers la production de sucre biologique, nouvel axe de développement, mais un arrêt des subventions européennes menace l'avenir agricole et économique de l'île et de ses habitants.

Tourisme

Les nombreux vestiges de l'ancienne économie constituent un patrimoine historique valorisé dans l'île. On y trouve 70 tours dont deux moulins restaurés, le Moulin Bézard et le moulin de la distillerie Bellevue, des habitations coloniales et des anciennes sucreries, l'habitation Murat et son moulin. Un réseau de sentiers permet aux randonneurs de découvrir l'île.

Marie-Galante vit une mutation économique vers le tourisme. Son offre s'appuie sur une politique de préservation de la nature et de son patrimoine précolombien, colonial et contemporain. Ainsi, l'île conserve un style de vie pittoresque entre modernité et authenticité. Malgré des plages parmi les plus réputées des Antilles, son offre hôtelière reste sobre. En revanche, son « Festival Terre de blues » qui se tient le week-end de la Pentecôte attire chaque année des artistes internationaux.

En mars 2016, Marie-Galante a été lauréate du dispositif « Démonstrateurs industriels pour la ville durable » dans le cadre d'un appel à projet du Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer. Ce projet appelé « Marie-Galante, île du tourisme durable » est de faire de Marie-Galante un modèle européen de cohésion économique et sociale basé sur la sobriété environnementale.