Bienvenue à Saint-Barthélémy

Découvrez Saint-Barthélémy

L'île se partage entre la paroisse "Sous le Vent", à l'Ouest, une zone étroite et escarpée, dédiée aux activités de subsistance et à la pêche. A l'Est, les pluies plus abondantes rendent la paroisse "Au Vent" plus propice à l'agriculture.

A la fin des années 50, Saint-Barth devient une destination touristique de luxe, un Saint-Tropez des Antilles prisé de la jetset internationale. La loi interdisant la construction d'immeubles de grande hauteur la préserve du tourisme de masse.

Située dans l'extrême Nord-Est de la mer des Caraïbes, à la jonction entre les Grandes et les Petites Antilles, l'île de Saint-Barthélémy est à 230 kilomètres au Nord-Ouest de la Guadeloupe, à 25 kilomètres au Sud-Est de sa voisine Saint-Martin et à près de 7000 kilomètres de l'Hexagone.

Cette terre aride de 25 kilomètres carrés, si on inclut ses îlets, est rehaussée de collines sèches d'origine volcanique, avec une végétation rare principalement épineuse.

Ses 32 kilomètres de côtes escarpées sont creusées d'anses bordées de plages de sable blanc.

Les localités

Avec Gustavia, principale agglomération de l'île, Saint-Jean, Lorient et Colombier sont les localités les plus importantes. La collectivité unique de Saint-Barthélemy est divisée en quarante quartiers : vingt dans la partie Ouest de l'île, la paroisse Sous le Vent ; vingt dans la partie Est, la paroisse Au Vent. Et l'on peut découvrir les localités en cliquant sur leur lien...

Paroisse Sous le Vent | Colombier | Flamands | Terre Neuve | Grande Vigie | Corossol | Merlette | La Grande Montagne | Anse des Lézards | Anse des Cayes | Le Palidor | Public | Col de la Tourmente | Quartier du Roi | Le Château | Aéroport | Saint-Jean | Gustavia | La Pointe | Lurin | Carénage

Paroisse Au Vent | Morne Criquet | Morne de Dépoudré | Gouverneur | Anse du Gouverneur | Morne Rouge | Grande Saline | Petite Saline | Lorient | Barrière des Quatre Vents | Camaruche | Grand Fond | Toiny| Devet | Vitet | Grand Cul-de-Sac | Pointe Milou | Mont Jean | Marigot | Anse de Grand Cul-de-Sac | Petit Cul-de-Sac |


Géographie

La géologie datant sa formation entre le Crétacé et l'Eocène, Saint-Barthélemy, , ou plus familièrement Saint-Barth, est l'une des plus anciennes îles des Caraïbes. L'île se compose de petites montagnes et de vallons à l'intérieur des terres et culmine au Morne Vitet, à 286 mètres.

Avec ses nombreux îlets, parmi lesquels on peut citer l'île Chevreau, Coco, l'île Fourchue, Frégate, La Tortue, Le Boulanger, Les Grenadins, Pain de Sucre, Pelé, Petit Jean, Toc Vers, l'île Saint-Barthélemy dispose d'une zone économique exclusive (ZEE) de 4 000 kilomètres carrés, point de litige entre la France et Antigua-et-Barbuda.

Saint-Barthélémy est soumise à une forte sismicité comme toutes les îles des Antilles, "à cheval" entre la plaque tectonique américaine, à l'Est, qui plonge sous la plaque caraïbe, à l'Ouest, à une vitesse d'environ deux centimètres par an.

Saint-Barth est ce qu'on appelle une île "sèche". Son socle rocheux, son relief, sa déforestation datant de l'arrivée des premiers colons et de faibles pluies, sont des conditions défavorables à la rétention de l'eau. L'eau potable est donc importée en bouteilles.

Au-delà de la récolte d'eau de pluie, l'eau courante est de l'eau de mer dessalée par osmose inverse dans une unité de dessalement alimentée en énergie par la vapeur produite par un incinérateur de déchets.

Cette sècheresse rend l'île si peu fertile qu'aucune agriculture à dimension commerciale n'est possible. Les forêts d'origine détruites par les colons au profit de l'élevage de chèvres ont fait place à une végétation secondaire. A l'exception de quelques arbres centenaires, la majorité des arbres sont jeunes.

La végétation compte nombre de plantes grasses qui nécessitent peu d'eau et de fleurs tropicales. La faune d'origine toujours existante compte nombre d'espèces d'oiseaux, des chèvres redevenues sauvages, des iguanes et des tortues Luth.

Son milieu naturel est le principal atout de développement de l'île. Une réserve naturelle nationale est créée en 1996 sur un territoire partagé entre cinq zones maritimes : les Gros Islets et le Pain de sucre au large de Gustavia, l'île Fourchue, les îles Frégate et Toc Vers, le Nord-Ouest de Saint-Barth c'est-à-dire anse Colombier et île Petit Jean, le Nord-Est de Saint-Barth regroupant petit et grand Cul-de-sac, anse Marigot et île de la Tortue.


Climat

À l'image des autres îles des Caraïbes, le climat de Saint-Barthélemy est de type tropical maritime avec deux saisons distinctes. La saison sèche, appelée carême, va de décembre à mai avec un soleil très présent et un thermomètre qui affiche une moyenne de 25°C. La saison pluvieuse, appelée hivernage, va de juillet à octobre. La chaleur et l'humidité sont au rendez-vous et les températures peuvent atteindre 35°C avec de fortes mais courtes averses entrecoupées de soleil.

La température varie entre 25°C et 35°C durant l'année, adoucies par des Alizés soufflant de l'Est. L'eau de mer est à 26°C, avec une moyenne à 27°C.

La période cyclonique qui intervient en période d'hivernage, notamment en septembre, apporte d'importantes pluies. Durant cette saison, les masses nuageuses qui se dirigent vers l'Est peuvent se transformer en dépressions tropicales, en tempêtes ou en cyclones.
Pour exemple, le 6 septembre 2017, Saint-Barthélemy est balayée par l'ouragan de catégorie 5 Irma, l'un des plus puissants jamais enregistrés dans l'Atlantique Nord. Pendant plus de 33 heures, des vents de plus de 300 kilomètres à l'heure dévastent l'île. 48 heures après Irma, l'ouragan de force 4 José, frôle l'île. Après les dégâts causés par les vents et les pluies, l'île a dû être quasiment entièrement reconstruite.


Un peu d'histoire

Il semble qu'à l'instar des autres îles des Antilles, les premiers occupants de Saint-Barthélémy étaient des Amérindiens, notamment les Arawaks. Il se raconte que les Amérindiens auraient appelé l'île Ouanalao, issu de ioüana-lao dont le sens serait "là où on trouve l'iguane".  Alors que ce terme est aujourd'hui inscrit sur le blason de Saint-Barthélemy, il n'est pas pourtant pas certain que les Amérindiens aient nommé l'île Ouanalao.

En 1493, Christophe Colomb découvre l'île. Il la baptise du nom de son frère, San Bartolomeo, et la revendique pour l'Espagne. Or, à cette époque, la couronne espagnole est surtout intéressée par l'Eldorado. Et devant l'absence de richesse de cette petite île les Espagnols repartent sans s'y installer.


Administration

Pays et territoire d'outre-mer (PTOM) depuis 2007, Saint-Barthélemy est une Collectivité d'Outremer (COM) dont l'autonomie est régie par l'article 74 de la Constitution française. Ses ressortissants sont des citoyens Français.

Entre 1947 et 2007, Saint-Barthélemy était administrativement rattachée à la Guadeloupe, en tant que commune. Le 7 décembre 2003, les électeurs de Saint-Barthélemy se sont prononcés par référendum en faveur du statut de Collectivité d'Outremer. Saint-Barthélemy a officiellement pris son nouveau statut à l'occasion de la première réunion de son Conseil Territorial, nouvel organe délibérant composé de 19 membres élus pour cinq ans, le 15 juillet 2007.

Le Conseil Territorial est l'organe exécutif de la Collectivité d'Outre-Mer. Son Président représente le Conseil auprès des tiers, prépare et exécute les délibérations du Conseil Territorial et du Conseil Exécutif, et préside le Conseil Exécutif.

En restant dans l'Europe, Saint-Barthélemy met en cohérence le cadre réglementaire européen avec l'autonomie dont la Collectivité dispose déjà en matière de droit national, et en adaptant localement le droit européen dans le cadre des compétences qui lui sont transférés par la Loi organique du 21 février 2007.

L'évolution de Saint-Barthélemy en PTOM s'inscrit dans le cadre d'un projet visant à créer des "pôles d'excellence" qui pourraient devenir des têtes de pont de l'Union européenne dans la zone Caraïbe, et permet à Saint-Barthélemy de partager ces expériences avec les États ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) voisins.

La promotion des valeurs européennes dans l'espace géographique caribéen vise a contribuer au renforcement de la coopération régionale entamé depuis la décision du Conseil des Ministres de l'Association des Etats de la Caraïbe (AEC) du 28 janvier 2011 qui mentionne Saint-Barthélemy comme territoire au titre desquels la France siège au sein de l'AEC, et avec la signature d'une convention entre la Collectivité et l'Agence Française de Développement.
Saint-Barthélémy et Saint-Martin sont représentés au Parlement par un député représentant les deux collectivités à l'Assemblée nationale, et un sénateur représentant Saint-Barthélemy au Sénat.

Trois députés européens représentent l'ensemble de la France d'Outremer au Parlement à Strasbourg. Un membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE) représente ce territoire.

Localement, le représentant de l'État est le préfet de la Guadeloupe, assisté d'un préfet délégué basé à Saint-Martin. Ce dernier exerce la direction effective des services de l'État dans les deux collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.


Population

L'île est habitée en majorité par les descendants des colons normands, bretons, poitevins, saintongeais et angevins. Sa population est à forte majorité d'origine européenne, la grande majorité de la population d'origine africaine ayant émigré dans les années qui suivirent l'abolition de l'esclavage de 1847.

Quelques habitants parlent encore le suédois, et travaillent dans le secteur du tourisme. Quelques plaques de rues sont bilingues Français/ Suédois.

En 2015, la population de Saint-Barthélemy compte 9625 habitants. Les données les plus récentes indiquent une population relativement âgée : 21 % ont moins de 20 ans contre 31 % à la Guadeloupe et 36 % à Saint-Martin. Les plus de 60 ans représentent 12,8 % de la population. La communauté étrangère concentre 12,2 % de la population totale, contre 32 % à Saint-Martin, provenant notamment du continent européen. Entre 2003 et 2008, 1 825 personnes se sont installées à Saint-Barthélemy, dont 1 071 venant de l'Hexagone.

Le français est la langue officielle. Mais trois langues régionales sont parlées dans la collectivité. Le Créole est parlé dans la partie "au vent" de l'île. Un Patois est parlé dans la partie "sous le vent" et enfin un patois anglais, appelé "Broken english", est parlé principalement à Gustavia.


Économie

Saint-Barthélemy est une collectivité prospère. Le tourisme axé sur une offre haut de gamme occupe environ 19 % des emplois et tire l'économie locale, dynamisant le secteur du BTP (19,2 %) et celui des services (29,4 %).

L'île comporte une majorité de villas dont le prix au mètre carré démarre à un million d'euros pour un "deux pièces" à Gustavia, et peut atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars pour une propriété située en bord de mer.

Le PIB par habitant de Saint-Barthélemy s'élève à 38 994 € en 2014 contre 35 893 € en 2011, soit un niveau supérieur à la moyenne nationale (32 404 € en 2014). Il reste toutefois inférieur au PIB par habitant de l'Île-de-France en 2014 (54 157 €, le plus élevé des régions de France). Le revenu moyen est ainsi supérieur de 25 % au revenu de l'Hexagone. Le chômage y est quasi inexistant (4,2 % en 2015) et le patrimoine moyen relativement important. Avant l'ouragan Irma, les dépôts bancaires des particuliers et des entreprises croissaient de 15 à 20 % chaque année.

Le produit intérieur brut (PIB) de Saint-Barthélemy, calculé sur des données 2014, ne tient pas compte des destructions dues au cyclone Irma. 95% des bâtiments publics et privés ont été dégradés, dont un quart détruit, et plus de 10 000 véhicules assurés ont été endommagés ou déclarés épaves. Le coût total des dégâts assurés est estimé à 835 millions d'euros pour Saint-Barthélemy.

Les résidents installés depuis plus de 5 ans bénéficient en outre d'une exonération d'impôts sur le revenu et sur la fortune, de TVA et de droits de succession. Des règles qui bénéficient largement aux grandes familles historiques de l'île et créent une certaine distorsion envers les Français venus de l'Hexagone travailler à Saint-Barth, frorme de maîtrise du flux migratoire.
Cette fiscalité légère et cette volonté d'indépendance vis-à-vis de l'État français impliquent un corolaire : l'État n'a plus vocation à intervenir en cas de coup dur, comme à la suite des destructions du cyclone Irma.

La collectivité affiche un budget d'environ 50 millions d'euros, financé en majorité grâce au "droit de quai" de 5 % imposé sur toutes les marchandises importées. Une taxe équivalente est prélevée sur l'hébergement, sur les droits de mutation sur les ventes immobilières (4,8 %) et leurs plus-values (20 %). Chaque année, la collectivité reverse à l'État français 3 millions d'euros pour le financement de certains services publics (gendarmes, personnel hospitalier, etc.).


Tourisme

Le tourisme est la première activité économique de l'ile. Il s'oriente essentiellement vers une clientèle nord-américaine haut de gamme, attirée par le caractère exclusif, sûr et rare de la destination.

L'offre d'hébergement est composée à 78,6% de villas luxueuses et à 21,4% d'hôtels. Le marché de la location et de la vente de ces villas constitue le socle de l'activité immobilière.

La crise économique et financière affectant les États-Unis en 2007 a entrainé un fléchissement continu de la fréquentation de l'ile et de la durée de séjour jusqu'en 2010. Depuis cette date, le nombre de visiteurs débarqués enregistre une croissance soutenue (+5,0% en moyenne par an entre 2010 et 2011) et dépasse, depuis 2013, les niveaux d'avant crise. En 2017, l'activité touristique subit un ralentissement suite au passage de l'ouragan Irma.

Saint-Barthélemy est desservi par l'aéroport de Saint-Barthélemy-Rémy-de-Haenen installé dans le quartier de Saint-Jean. Seuls les petits avions de moins de 5,4 tonnes peuvent atterrir sur les 650 mètres de piste calées entre la montagne et la mer. Le port de Gustavia abrite deux activités : port de plaisance (Gustavia) et port de commerce (Anse du Public).Saint-Martin est à 10 mn de vol. La Guadeloupe est à Guadeloupe 1h de vol.


Infos pratiques